{"id":889,"date":"2017-11-25T13:00:00","date_gmt":"2017-11-25T12:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/duventdanslespantoufles.fr\/?p=889"},"modified":"2018-09-11T13:58:12","modified_gmt":"2018-09-11T11:58:12","slug":"mourir-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/duventdanslespantoufles.fr\/index.php\/2017\/11\/25\/mourir-2\/","title":{"rendered":"Mourir (2)"},"content":{"rendered":"<p align=\"justify\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: SFNSText, 'Helvetica Neue', sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">\u00c0 chaque fois que je monte dans un avion, je pense \u00e0 la mort.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: SFNSText, 'Helvetica Neue', sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">C&#8217;est marrant.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: SFNSText, 'Helvetica Neue', sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">Je pense au d\u00e9collage, je compte les secondes qui nous s\u00e9parent \u00e0 proprement parler de l&#8217;envol. Une quarantaine, c&#8217;est incroyablement long. Parfois un peu plus, et je m&#8217;inqui\u00e8te. C&#8217;est une bonne chose qu&#8217;on ne puisse pas apercevoir le bout de la piste. Parfois un peu moins et je m&#8217;inqui\u00e8te aussi.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: SFNSText, 'Helvetica Neue', sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">Je regarde les gens qui partagent ce moment avec moi, les enfants, les vieux, ceux en costard et les autres, les d\u00e9tendus et les inquiets. Je pense \u00e0 l&#8217;\u00e9pais livre de la Mort dans lequel tous nos noms sont inscrits, et je me demande si c&#8217;est aujourd&#8217;hui, si c&#8217;est maintenant que \u00e7a arrive, si c&#8217;est \u00e0 cet instant et en ce lieu pr\u00e9cis que nos noms \u00e0 tous se retrouvent et co\u00efncident sur une seule et grande page.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: SFNSText, 'Helvetica Neue', sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">Je pense aussi \u00e0 mes fun\u00e9railles, aux derniers textes que j&#8217;ai \u00e9crits dans mon ordinateur, \u00e0 leur valeur g\u00e9n\u00e9rale et surtout personnelle, pour mes proches, dans ce qu&#8217;ils auraient pu leur transmettre sur l&#8217;actualit\u00e9 de ce que j&#8217;\u00e9tais juste avant de dispara\u00eetre. De mon \u00e9tat de bonheur, de ma mani\u00e8re de voir le monde, de mes envies pour le futur, de mes regrets, aussi. Il ne faut pas en avoir, mais j\u2019en ai. Tout cela dispara\u00eetrait, s\u2019envelopperait avec moi, dans le linceul vide, la tombe muette, le caveau pesant de toute sa densit\u00e9 vers l&#8217;avaloire terreux. Les chants liturgiques que j\u2019aurais salu\u00e9s d\u2019un b\u00e2illement, les pleurs et les hoquets, qui m\u2019auraient tir\u00e9 la larmiche, les b\u00eates d\u00e9marches courb\u00e9es qui tra\u00eenent sur des graviers de chantier des chaussures de cuir noir cir\u00e9es jaunes dans la tristesse matinale du jour que l\u2019on ne voudrait jamais voir se lever. Un enterrement de plus, saluant le vide d\u2019un corps et le plein d\u2019une vie.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: SFNSText, 'Helvetica Neue', sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">Envoyer une onde interstellaire, un chant de baleine, savoir que l\u2019on meurt, alors se pr\u00e9parer et l\u2019annoncer soi-m\u00eame, y mettre les formes, surprendre l\u2019accident avant l\u2019occurrence, lui taper dans le dos et lui dire qu\u2019on est pr\u00eats.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: SFNSText, 'Helvetica Neue', sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">Je pense souvent que c&#8217;est dommage d\u2019achever ma vie ici, mais que c&#8217;est ainsi, maintenant que je suis assis, je ne vais pas descendre, c&#8217;est stupide, surtout si l&#8217;avion ne s&#8217;\u00e9crase pas. J\u2019ai attendu deux heures avant de pouvoir monter, j\u2019ai bien gentiment plac\u00e9 mon dentifrice et mes cr\u00e8mes pour mes masques aux concombres dans de petits sachets plastiques, et j\u2019ai accept\u00e9 de bon c\u0153ur l\u2019ordre de l\u2019agent des douanes qui me demande poliment en fourrant sa main dans mon sac s\u2019il peut fourrer sa main dans mon sac et d\u00e9ranger davantage un paquet d\u2019affaires qui n\u2019avaient pas la pr\u00e9tention d\u2019\u00eatre rang\u00e9es mais s\u2019arrangeaient tout de m\u00eame pour ne pas d\u00e9border.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: SFNSText, 'Helvetica Neue', sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">Poliment, on reprend son passeport de citoyen chanceux et on remballe ses merdes.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: SFNSText, 'Helvetica Neue', sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">Je n\u2019ai pas attendu pour rien, je dois me d\u00e9placer, quoiqu\u2019il arrive, je me d\u00e9placerai. Par un moyen ou par un autre, j\u2019irai l\u00e0-bas, \u00e0 l\u2019endroit o\u00f9 je me rends. Si j\u2019ai peur des moyens qui me permettent de me d\u00e9placer, alors je ne me d\u00e9place pas et je reste ou je suis, tout devient plus simple, mais la colline reste \u00e0 sa place, un homme hurle en fran\u00e7ais qu\u2019il n\u2019en a rien \u00e0 foutre lui, et crache sur les canards. <\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: SFNSText, 'Helvetica Neue', sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">Alors je suis dans le couloir d\u2019embarquement, l\u2019on v\u00e9rifie une \u00e9ni\u00e8me fois que je suis moi, sans me montrer qui ils regardent exactement, l\u2019homme qui est moi leur pla\u00eet, les satisfait, alors ils me laissent passer en pensant que je suis l\u2019autre. Le paraphe est appos\u00e9 au premier pas dans l\u2019habitacle. Si je meurs, je ne pourrai pas venir me plaindre. Je suis dans l\u2019avion, et la panique me prend, comme une vague, une \u00e9mulsion de volcan, la chemin\u00e9e s\u2019engorge subitement et cherche une issue sous la cro\u00fbte placide que tout le monde affiche.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: SFNSText, 'Helvetica Neue', sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">Un fou se l\u00e8ve, dit qu\u2019il ne restera pas une seconde de plus dans cet engin de la mort, qu\u2019il veut descendre, qu\u2019il pressent que l\u2019avion va tomber, qu\u2019une bombe est dissimul\u00e9e dans les bagages, qu\u2019un fou, un autre, a un couteau en plastique modulable, mais tranchant, dissimul\u00e9 dans ses chaussettes Snoopy, qu\u2019un d\u00e9s\u00e9quilibr\u00e9 va tenter le grand schelem et transmettre son d\u00e9s\u00e9quilibre \u00e0 l\u2019avion en tapant un \u00a0peu trop fort du pied. Ses explications le d\u00e9bordent. On ne le retient qu\u2019\u00e0 moiti\u00e9. L\u2019h\u00f4tesse en cheffe, sollicit\u00e9e par les stewarts n\u2019a pas le temps de trouver dans quelle langue lui dire de se calmer qu\u2019il se dirige \u00e0 contre-flot dans le couloir et nous traite de fous, nous, les tranquillement assis, nous qui dissimulons nos boyaux derri\u00e8re deux couches de peau, tentant de g\u00e9rer avec pudeur notre propre angoisse, notre propre parfum de mort qui rugit derri\u00e8re nos amygdales, nous\u00a0! il nous traite de fous, dit qu\u2019on va tous crever comme des miettes d\u2019aluminium dans un grille-pain, exploser, \u00e7a nous fera les pieds, \u00e0 nous, belle bande de cons.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: SFNSText, 'Helvetica Neue', sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">Il sort.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: SFNSText, 'Helvetica Neue', sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">Les passagers remuent du bec, semblent s\u2019apaiser, le flot se tarit, tout le monde ou presque finit par s\u00b4asseoir, quand deux femmes et un homme se l\u00e8vent subitement, r\u00e9cup\u00e8rent leurs bagages, et s\u2019exfiltrent \u00e0 leur tour, le visage ferm\u00e9, n\u2019offrant aux propos des h\u00f4tesses qu\u2019un silence de mort, de circonstance, de pari superstitieux sur l\u2019inconnu.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: SFNSText, 'Helvetica Neue', sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">Tout le monde prend d\u00e9sormais conscience du choix qu\u2019il effectue en agissant ou non. Descendre, c\u2019est vivre, peut-\u00eatre, mais aussi prendre le risque de voir l\u2019avion arriver \u00e0 bon port, ses passagers repus de plateaux repas aux morceaux de pains et plaquettes de beurre en nombre n\u00e9cessairement insuffisants (alors qu\u2019est-ce qu\u2019on perd?), prendre le ridicule de patienter pour prendre le prochain vol, et prendre le g\u00e2chis de payer \u00e0 nouveau pour avoir la possibilit\u00e9 d\u2019embarquer, dans la crainte, cette fois, que la loi des probabilit\u00e9s, inapplicable, change ses r\u00e8gles, et d\u00e9cide de s\u2019appliquer.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: SFNSText, 'Helvetica Neue', sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">Alors l\u2019homme attend dans l\u2019a\u00e9roport. Il n&#8217;a pas renonc\u00e9 \u00e0 sa volont\u00e9 de se d\u00e9placer alors il ach\u00e8te parfois un billet, et tente de monter dans l\u2019avion, de mener \u00e0 bout ce processus entam\u00e9 des dizaines et des dizaines de fois. Mais \u00e0 chaque fois il ressort, les yeux \u00e9teints, \u00e9treint par la peur que les dizaines de milliers de r\u00e9ussites pass\u00e9es, n\u2019ont eu pour unique destin\u00e9e que de mener \u00e0 cet instant, ce jour, cette destination, ce vol, cette configuration de passagers venus d\u2019horizons distincts, ayant eux aussi choisi ce vol particulier pour des raisons importantes ou d\u00e9risoires, professionnelles ou intimes. Des craintes, des peurs, des attentes plus ou moins grandes ou des petits \u00e9v\u00e8nements du quotidien. Un retard de taxi, un oubli de r\u00e9veil, un bras amoureux sur l\u2019oreiller suffisamment convaincant pour retarder de quelques heures, quelques jours, quelques mois, des faisceaux du destin prenant leur source \u00e0 156 millions de kilom\u00e8tres, dans la lumi\u00e8re du soleil qui les r\u00e9v\u00e8lent, et qui s\u2019ach\u00e8vent dans l\u2019ombre d\u2019une condamnation arbitraire, insoup\u00e7onn\u00e9e de tous, qui ne se r\u00e9v\u00e8le qu\u2019au dernier moment\u00a0: la mort. <\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: SFNSText, 'Helvetica Neue', sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">La vie nous file entre les doigts, pense-t-on, quand on retient, qu\u2019on laisse partir, la mort aussi. <\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: SFNSText, 'Helvetica Neue', sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">Je dis que c&#8217;est marrant parce que si l&#8217;on regarde les statistiques, l&#8217;avion reste le moyen de transport le plus s\u00fbr au monde. Est-ce irrationnel de ma part, voire injuste, d&#8217;accoler \u00e0 l&#8217;avion cette image de mort, alors que c&#8217;est avant de monter dans un bus, dans une voiture, sur une moto ou sur un v\u00e9lo qu&#8217;il faudrait y penser\u00a0?<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: SFNSText, 'Helvetica Neue', sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">Je dis c&#8217;est marrant parce que j&#8217;y pense aussi \u00e0 toutes ces occasions.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: SFNSText, 'Helvetica Neue', sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">Il n&#8217;y a pas un seul de mes d\u00e9placements qui ne donne lieu \u00e0 une pens\u00e9e pour l&#8217;accident, la douloureuse contraction du hasard, la mort.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: SFNSText, 'Helvetica Neue', sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">Je vis en permanence dans l\u2019attente redout\u00e9e de ma propre extinction.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: SFNSText, 'Helvetica Neue', sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">Parfois, l\u2019illusion du contr\u00f4le n\u2019a qu\u2019un lointain rapport avec la s\u00e9curit\u00e9 effective. \u00c9loge du l\u00e2cher prise\u00a0? <\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"font-family: SFNSText, 'Helvetica Neue', sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">\u00ab\u00a0Quand on aime, il faut partir\u00a0\u00bb disait Cendrars.<\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p align=\"justify\">et l&#8217;h\u00f4tesse souriante d\u00b4ajouter : &#8220;En vous souhaitant \u00e0 tous un agr\u00e9able voyage&#8221;.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c0 chaque fois que je monte dans un avion, je pense \u00e0 la mort. 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