{"id":849,"date":"2017-11-17T19:44:54","date_gmt":"2017-11-17T18:44:54","guid":{"rendered":"https:\/\/duventdanslespantoufles.fr\/?p=849"},"modified":"2017-11-17T19:44:54","modified_gmt":"2017-11-17T18:44:54","slug":"gare-de-buenos-aires","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/duventdanslespantoufles.fr\/index.php\/2017\/11\/17\/gare-de-buenos-aires\/","title":{"rendered":"La Gare de Buenos Aires"},"content":{"rendered":"<p align=\"justify\">Mon guide touristique de Buenos Aires comportait tr\u00e8s peu d\u2019informations utilisables en l\u2019\u00e9tat, faisant la part belle \u00e0 l\u2019interpr\u00e9tation personnelle. Mais il avait le m\u00e9rite irr\u00e9prochable d\u2019\u00eatre gratuit.<\/p>\n<p align=\"justify\">\u00ab\u00a0La gare routi\u00e8re de Buenos Aires est situ\u00e9e derri\u00e8re la gare ferroviaire. Ou devant si l\u2019on vient de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9. Si l\u2019on vous tape l\u00e9g\u00e8rement sur l\u2019\u00e9paule et que vous effectuez une rotation d\u2019un quart de tour pour savoir qui c\u2019est, elle sera \u00e0 gauche. Si vous \u00eates un romain et que cela s\u2019av\u00e8re \u00eatre Ob\u00e9lix, vous tourbillonnerez vraisemblablement sur vous-m\u00eame pendant une dizaine de secondes avant de vous arr\u00eater de trois-quart, telle une roulette sur la case verte. Faites attention \u00e0 ne pas vous tromper car la gare sera alors \u00e0 droite. S\u2019il y a de la brume, ce sont vos pieds qui fument. Comme il y a des escaliers, elle se situe \u00e9galement \u00e0 une altitude un tout petit peu plus importante que le reste de la ville. Pr\u00e9voyez un manteau. Lorsque vous prendrez le bus, il faudra redescendre les escaliers. La tentation sera forte de d\u00e9zipper la zipette et d\u00e9filer les manches. Mais gardez \u00e0 l\u2019esprit qu\u2019il vous faudra potentiellement les remonter \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du bus selon l\u2019emplacement de votre si\u00e8ge. Dans le doute, d\u00e9couvrez-vous que d\u2019un fil. A pied, il vous faudra environ 4 minutes pour passer de l\u2019une \u00e0 l\u2019autre. Mais en prenant un train pour Mendoza, puis un bus retour pour Buenos Aires, on peut l\u2019atteindre en 14 heures et 36 minutes. C\u2019est un exemple, le nombre d\u2019itin\u00e9raires possibles est quasiment infini. Si celui-ci n\u2019est certainement pas le plus court, il offre cependant une certaine contrepartie en termes de paysages.\u00a0\u00bb<!--more--><\/p>\n<p align=\"justify\">Me retrouver dans la hall de la gare ferroviaire alors que je devais prendre le bus ne pouvait \u00eatre qu\u2019un acte manqu\u00e9. Le panneau d\u2019affichage affichait \u00e0 tout va, narguant de ses lettrines cliquetantes les murs bien solides \u00e0 qui l\u2019on interdisait une telle inconstance.<\/p>\n<p align=\"justify\">Mendoza, Cordoba, Tigre \u2026 deux plantes vertes dispos\u00e9es de mani\u00e8re un peu s\u00e9rieuse auraient suffit \u00e0 me propulser d\u00e9finitivement \u00e0 l\u2019\u00e9poque des conquistadors. Mais la gare ferroviaire \u00e9tait proprette, lisse et marbr\u00e9e. Semblable \u00e0 toutes les gares. C\u2019est salissant une gare. Les gens aussi, comme les vraies plantes. En deux temps trois qu\u2019il n\u2019en faut pour faire AAHHH, la salet\u00e9 perd toutes ses dents et se retrouve \u00e0 bouffer une compote aux choux de Bruxelles une serviette autour du cou. Alors, le corsaire met les voiles. S\u2019efface l\u2019image de Mendoza, ses cicatrices entre lesquelles serpente un visage, son cure-dent d\u2019un demi-m\u00e8tre, pointu comme le vide, et ses yeux fous, noirs comme la suie, dans lesquels m\u00eame le feu s\u2019effraie. Barbier rasant gratis sur un continent d\u2019imberbes.<\/p>\n<p align=\"justify\">Ici, Mendoza n\u2019\u00e9tait qu\u2019un nom, trois syllabes sur la route du Chili, un paquet d\u2019immeubles \u00e0 14 heures et 36 minutes aller-retour. Le faux marbre du sol n\u2019attendait que l\u2019arriv\u00e9e des working-men pour r\u00e9sonner \u00e0 l\u2019europ\u00e9enne. L\u2019arriv\u00e9e d\u2019un train de banlieue nous permit \u00e0 tous deux d\u2019assouvir ce petit plaisir.<\/p>\n<p align=\"justify\">Prendre un bain de gens propres. Me couler dans la foule qui sent bon le savon, le d\u00e9o et les sacoches en cuir. Les \u00e9viter de peu pour mieux les respirer. Dans un a\u00e9roport, rien \u00e0 voir. Tr\u00e8s peu de gens sont dans leur quotidien, tout est diff\u00e9rent. Mais dans les gares, le matin\u2026 des femmes en tailleur noir moulent des hanches des corridors sucr\u00e9s et floraux. Des hommes ont des chemises \u00e0 rayures verticales et d\u2019\u00e9normes sacs \u00e0 dos noir qui paraissent vides. Ils combinent sans le moindre discernement les parfums marins qu\u2019on leur offre \u00e0 No\u00ebl et les d\u00e9odorants fluo \u00e9pic\u00e9s qu\u2019ils s\u2019ach\u00e8tent eux-m\u00eames et qui attire les femmes comme du vinaigre. \u00c7a se saurait, t\u00e9. Mais ce n\u2019est que de la publicit\u00e9, alors ils n\u2019y croient qu\u2019\u00e0 moiti\u00e9.<\/p>\n<p align=\"justify\">Deux ados m\u2019\u00e9vitent de justesse. Ils n\u2019ont pas d\u2019\u00e9cran au bout des doigts, seulement d\u2019autres doigts et portent chacun leur sourire h\u00e9b\u00e9t\u00e9 jusque dans les yeux de l\u2019autre. Je me gorge de leur pastel juv\u00e9nile. Ils me rappellent le jeune couple que le m\u00e9tro collait \u00e0 moi la veille \u00e0 l\u2019heure de pointe.<\/p>\n<p align=\"justify\">Lui, avait des cheveux blonds boucl\u00e9s, des yeux bleus clairs, et un visage fin et p\u00e2le. S\u00fbrement capable d\u2019\u00e9quationner sur sa Casio avec le nez. J\u2019esp\u00e9rais pour lui qu\u2019il s\u2019\u00e9tait construit, par une combinaison d\u2019options Allemand-Latin-Grec, suffisamment de barri\u00e8res entre lui et la cour de r\u00e9cr\u00e9.<\/p>\n<p align=\"justify\">Elle, avait les cheveux bruns et boucl\u00e9s, un visage en amande et des bagues plein la bouche. Comme Petit Jean, le copain de Robin des bois. Son t-shirt moulant violet Emo carrel\u00e9 de lignes noires criait \u00ab\u00a0Adolescence\u00a0!\u00a0\u00bb en se coupant les manches avec des rasoirs de mauvais designers. Ils \u00e9taient mi\u00e8vres et leur rire d\u00e9passait presque le mur du groin de cochon. Le gar\u00e7on, en bon r\u00e9mora sur son premier requin (serein mais pas trop) alternait les blagues et les plongeons de la t\u00eate sous les bras de la fille afin de l\u2019embrasser. Ils tenaient les poign\u00e9es attach\u00e9es au plafond du wagon et se balan\u00e7aient doucement l\u2019un vers l\u2019autre. Lorsque leurs l\u00e8vres se connectaient, lui, fermait les yeux, vivait l\u2019instant. Elle, maintenait la bouche ferm\u00e9e et les yeux grands ouverts derri\u00e8re ses lunettes rectangulaires achet\u00e9es en supermarch\u00e9. Elle reprenait ensuite o\u00f9 elle en \u00e9tait, plus ou moins consciente d\u2019avoir en face d\u2019elle un petit animal dont il fallait, par amour ou par piti\u00e9, savoir r\u00e9compenser les \u00e9lans. Je n\u2019\u00e9coutais pas vraiment leur conversation, davantage intrigu\u00e9 par leur langage corporel et tout ce qu\u2019ils m\u2019\u00e9voquaient malgr\u00e9 eux.<\/p>\n<p align=\"justify\">Entre la gare ferroviaire et la gare routi\u00e8re, la r\u00e9alit\u00e9 des gares reprend le dessus. Les passants s\u2019ob\u00e9issent et ne font que passer. Ceux qui s\u2019arr\u00eatent ne repartent jamais. Il vivent en creux du transit, curieusement immobiles quand tout le monde se presse.<\/p>\n<p align=\"justify\">Entre la gare ferroviaire et la gare routi\u00e8re, une ruelle enserr\u00e9e par les briques, sombre comme une impasse, d\u00e9bouche sur le parvis et d\u00e9gueule, semble-t-il, toute la mis\u00e8re que cette ville s\u2019efforce de balayer sous certains quartiers. En un instant, la belle fa\u00e7ade europ\u00e9enne se fissure, et la favela, emmur\u00e9e vivante, passe la main \u00e0 travers le pl\u00e2tre. Les boutiques de fringues danoises, les loyers d\u2019immeubles \u00ab\u00a0\u00e0 la hausse man\u00a0!\u00bb et les \u00e9piceries fines, les affiches \u00e0 la broadway, les mall \u00e0 la ricaine et le marbre de la gare. Tout se dissout comme un sucre qui fond. Le carton p\u00e2te prend l\u2019eau \u00e0 sa base. L\u2019eau noire et croupie d\u2019une ruelle dont l\u2019horizon ruisselle marron.<\/p>\n<p align=\"justify\">Le caniveau \u00e0 rats, o\u00f9 s\u2019accumule la pisse, la chiure et les cadavres des chats qui les bouffent. C\u2019est de cette eau qu\u2019on parle. Que l\u2019on \u00e9vite soigneusement, mais dont l\u2019odeur nous flanche. Cette odeur d\u2019animal mort qui suinte et pourrit dans les lixiviats des villes. Cette odeur que le Br\u00e9sil conna\u00eet et que l\u2019Inde dissimule, l\u2019Argentine me l\u2019avait faite oublier. C\u2019est l\u2019odeur de la pauvret\u00e9, du tout \u00e0 l\u2019\u00e9gout y crouton, des march\u00e9s de viandes et de poissons dont les clients picorent et croassent. Elle nous palpe haut le c\u0153ur, prend la gorge et l\u2019estomac.<\/p>\n<p align=\"justify\">A l\u2019entr\u00e9e de la rue, deux policiers, d\u00e9fense d\u2019entrer.<\/p>\n<p align=\"justify\">La gare routi\u00e8re est un peu plus loin, beaucoup moins chic. On y acc\u00e8de par une rampe \u00e0 vous faire regretter les escaliers. A l\u2019int\u00e9rieur, des femmes accompagn\u00e9es de gosses font semblant d\u2019attendre un bus. Ils jouent par terre avec le rev\u00eatement en inox des murs et pourraient, \u00e0 ce rythme, tout aussi bien nettoyer des pi\u00e8ces de monnaie avec la langue.<\/p>\n<p align=\"justify\">Les femmes regardent ailleurs. Les environs, les gens qui passent. Mais pas trop longtemps, \u00e0 la d\u00e9rob\u00e9e. Pour ne pas inqui\u00e9ter mais pour ne pas \u00eatre vues non plus. Ou bien elles cherchent, peut-\u00eatre un ami, peut-\u00eatre la m\u00e8re de l\u2019enfant qu\u2019elles gardent, \u00e0 peine plus riche, \u00e0 peine plus occup\u00e9e. Elle serait pass\u00e9e par l\u00e0 elle aussi, \u00e0 guetter, et attendre. Elles ne font pas la manche, elles attendent.<\/p>\n<p align=\"justify\">Attendre, peut-\u00eatre le temps lui m\u00eame, qu\u2019il passe, que le jour s\u2019ach\u00e8ve. Un jour l\u2019enfant sera grand, elles n\u2019auront plus \u00e0 attendre dans la gare, dans la rampe, pr\u00e8s des barres en inox reluisantes, r\u00e9sistantes \u00e0 la rouille m\u00eame des salives enfantines. Elles attendront ailleurs. Sur un banc, dans un fauteuil ou dans un lit. Elles attendront le temps jusqu\u2019\u00e0 ce que le tableau d\u2019affichage affiche en lettres grises, son dernier passage.<\/p>\n<p align=\"justify\">En lettres \u00e0 peine visibles, ou de loin, les lunettes pench\u00e9es sur le nez, la t\u00eate inclin\u00e9e, juste assez pour que le regard plonge au-dessus des montures et retrouve une derni\u00e8re fois son envol d\u2019oiseau de proie.<\/p>\n<p align=\"justify\">L\u2019oiseau chutera et se sentira fondre.<\/p>\n<p align=\"justify\">J\u2019\u00e9tais parti prendre le bus, mais \u00e0 ce train, on n\u2019y arrivera jamais. Heureusement, je ne vis pas tout ce que j\u2019\u00e9cris, et l\u2019inverse m\u2019ennuie.<\/p>\n<p align=\"justify\">L\u2019a\u00e9ration des toilettes du bus est si puissante qu\u2019on a l\u2019impression de pisser face au vent. Dehors, la pampa s\u2019\u00e9chauffe, fait des moulinets avec les bras, diss\u00e9mine quelques moutons, des touffes d\u2019herbes par ci par l\u00e0. Bient\u00f4t, elle atteindra sa vitesse de croisi\u00e8re et d\u00e9roulera son effort sans effort, faisant souffler le vent en son sein, comme s\u2019il ne l\u2019affectait pas. C\u2019est qu\u2019\u00e0 ce petit jeu, il abandonne le premier et s\u2019essouffle avant d\u2019en voir le bout.<\/p>\n<p align=\"justify\">Une \u00e9olienne \u00e0 l\u2019ancienne me propulse dans l\u2019outback am\u00e9ricain. Pompe \u00e0 flotte en duel avec le vent. Immobile, elle n\u2019en para\u00eet que plus vieille. En plissant les yeux, on peut voir les cicatrices de l\u2019horizon. L\u00e0-bas, au loin, entre le vert et le vert, une fine estafilade, une coupure. En guise de points de sutures, une cl\u00f4ture.<\/p>\n<p align=\"justify\">Le r\u00e9seau t\u00e9l\u00e9phonique s\u2019abandonne \u00e0 l\u2019abandon. Le bus s\u2019arr\u00eate au milieu de nulle part, un arr\u00eat invisible, semblable aux environs entre tous. L\u2019arr\u00eat n\u2019est qu\u2019une trace que la contingence inflige \u00e0 la continuit\u00e9. En apparence, rien ne le distingue de cette derni\u00e8re. Pure existence, sans lui m\u00eame, il n\u2019y aurait qu\u2019elle. Ici, le solitaire ressemble vite \u00e0 l\u2019unique. La pampa prend les mots \u00e0 leur propre jeu, tord les concepts. On se retrouve l\u2019esprit vide de sens.<\/p>\n<p align=\"justify\">Un groupe de faucons picore sur le bord de la route comme si c\u2019\u00e9tait des pigeons. L\u2019immensit\u00e9 rend le chasseur solitaire gr\u00e9gaire. La petite vieille, elle, garde ses jupons \u00e0 l\u2019abri du vent.<\/p>\n<p align=\"justify\">J\u2019y suis. C\u2019est pour \u00e7a que ce guide \u00e9tait gratuit.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mon guide touristique de Buenos Aires comportait tr\u00e8s peu d\u2019informations utilisables en l\u2019\u00e9tat, faisant la part belle \u00e0 l\u2019interpr\u00e9tation personnelle. Mais il avait le m\u00e9rite irr\u00e9prochable d\u2019\u00eatre gratuit. \u00ab\u00a0La gare routi\u00e8re de Buenos Aires est situ\u00e9e derri\u00e8re la gare ferroviaire. Ou devant si l\u2019on vient de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9. Si l\u2019on vous tape l\u00e9g\u00e8rement sur l\u2019\u00e9paule [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":850,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[14,21],"tags":[30,29],"class_list":["post-849","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-ecrits","category-le-vent-voyageur","tag-argentine","tag-ecrits"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/duventdanslespantoufles.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/849","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/duventdanslespantoufles.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/duventdanslespantoufles.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/duventdanslespantoufles.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/duventdanslespantoufles.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=849"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/duventdanslespantoufles.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/849\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":851,"href":"https:\/\/duventdanslespantoufles.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/849\/revisions\/851"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/duventdanslespantoufles.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/850"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/duventdanslespantoufles.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=849"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/duventdanslespantoufles.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=849"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/duventdanslespantoufles.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=849"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}