{"id":1185,"date":"2018-09-10T21:13:23","date_gmt":"2018-09-10T19:13:23","guid":{"rendered":"https:\/\/duventdanslespantoufles.fr\/?p=1185"},"modified":"2018-09-10T21:13:23","modified_gmt":"2018-09-10T19:13:23","slug":"papouilles-1","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/duventdanslespantoufles.fr\/index.php\/2018\/09\/10\/papouilles-1\/","title":{"rendered":"Papouilles (1)"},"content":{"rendered":"<p>Je me suis assis dans l\u2019eau pour lire. Dehors, les moustiques s\u2019\u00e9veillent. L\u2019Adriatique est calme. La crique enfonc\u00e9e en apaise les vagues. Entre deux lignes rocheuses, creus\u00e9es par l\u2019eau qui en y butant fait un bruit de tambour, la plage s\u2019\u00e9vente en l\u2019eau, en pente douce, en sable fin. Deux enfants d\u2019une dizaine d\u2019ann\u00e9es jouent sur les \u00e9paules de leur grand-p\u00e8re et projettent vers les baigneurs indolents, des \u00e9claboussures de voix criardes dans l\u2019apaisement rasant des lumi\u00e8res du soir. Le gar\u00e7on, plut\u00f4t sec, affiche les marques de son excitation. Il porte, aux gencives, trois b\u00e9ances en guise d\u2019avertissement. La fille n\u2019est pas moins vive, mais se pr\u00e9serve du monde par un copieux embonpoint.<\/p>\n<p>D\u2019un de leur g\u00e9niteur, ils assaillent le p\u00e8re. La vengeance est sans fondement, mais non moins terrible. Ils lui \u00e9crasent les parties, le chevauchent, lui griffent les cuisses, les bras, le cr\u00e2ne qui se fait glabre, se propulsent du plongeoir, s\u2019agrippent, lui crient \u00ab\u00a0Encore\u00a0\u00bb dans les oreilles, quelques fois, seulement, avec la parcimonie qu\u2019on leur imagine, et s\u2019\u00e9tonnent \u00e0 la fin, que la victime abandonne, batte en retraite, et c\u00e8de, sans originalit\u00e9 \u00e0 cette habitude abrutissante qu\u2019ont les adultes, de s\u2019allonger paisiblement sur leur serviette et faire semblant de dormir. Le grand-p\u00e8re n\u2019a pas eu t\u00f4t fait de sortir de l\u2019eau qu\u2019un nouveau jeu, l\u2019excluant, ce l\u00e2che, est d\u00e9cid\u00e9 par l\u2019une des allumettes. D\u00e9sormais, ils entreront et ressortiront de l\u2019eau en mimant des d\u00e9marrages d\u2019athl\u00e8tes. Le concept d\u2019\u00e9claboussure leur semble aussi \u00e9loign\u00e9 que celui de livre. Je ne tente m\u00eame pas de souligner l\u2019\u00e9ventuel rapprochement et prend mes distances. Un vieil italien vient me parler et complimente mon bronzage. Un point pour moi. Je lui r\u00e9ponds en reprenant les vieilles recettes de mots que Chlo\u00e9 sort depuis deux semaines aux siens.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui on a visit\u00e9 Monopoli.<\/p>\n<p>La vieille ville se dessine sur la carte comme une excroissance d\u00e9sordonn\u00e9e, une peluche de rues nou\u00e9es. Elle d\u00e9borde sur la mer, quand les rues perpendiculaires et les hauts b\u00e2timents droits de la ville nouvelle, eux la longent, propres sur eux comme le dimanche des notables paradent en cachant leurs infections de la semaine.<\/p>\n<p>Dans ces petites rues de maisons blanches, parfois empil\u00e9es les unes sur les autres, parfois hautes, reli\u00e9es d\u2019arches qui s\u2019\u00e9lancent comme des piliers ou des ponts qui n\u2019auraient rien \u00e0 soutenir et se limiteraient \u00e0 retenir l\u2019enclin des maisons de tomber les unes sur les autres, l\u2019inclinaison des maisons \u00e0 faire comme la mer, comme les rochers pr\u00e8s de la mer, le d\u00e9sir des cr\u00e9pis \u00e0 s\u2019absoudre en r\u00e9cifs blancs, \u00e9clatants au soleil, \u00e0 devenir un d\u00e9sert aride, de roche et de peinture naturelle, le blanc comme essence de roches \u00e9corch\u00e9es \u00e9carlates, les arches les retiennent, les maisons restent en place, la vie sieste. Dans ces petites rues de maisons blanches, une petite \u00e9glise de pierre blanche, effrit\u00e9e par le temps. On la soup\u00e7onne de dater du treizi\u00e8me. Un panneau vu \u00e0 la d\u00e9rob\u00e9e nous fait nous corriger, on a vu jeune. Elle doit \u00eatre du onzi\u00e8me. Son frontispice, comme par esprit de contradiction, r\u00e9tablit la v\u00e9rit\u00e9, coupe l\u2019histoire en deux, elle s\u2019affiche du douzi\u00e8me, et donne \u00e0 voir, par endroit, la sobri\u00e9t\u00e9 de ses plus beaux bijoux, des pierres bris\u00e9es que personne n\u2019oseraient restaurer. L\u2019\u00e9glise est simple, Chlo\u00e9 s\u2019engouffre dans la nef. Elle aime ces \u00e9glises sobres, \u00e9pur\u00e9es.<\/p>\n<p>Au fond, tr\u00f4ne une croix de bois \u00e0 l\u2019\u00e9chelle d\u2019une robe humaine. On y monte en flottant un peu pour s\u2019y pendre soi-m\u00eame. La foule applaudit. Les sc\u00e9nographies inventives, qui \u00e9trillent le spectaculaire, gagnent dans le c\u0153ur des simples, l\u2019\u00e0-propos invincible de ce qui est \u00e9conome, et s\u2019attribue aux c\u00f4t\u00e9s de la n\u00e9cessit\u00e9, cette aur\u00e9ole de loi, de foi, de v\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n<p>Les rang\u00e9es de bois se pressent dans l\u2019ombre de trop rares vitraux, sans l\u2019ombre de trop rares badauds. A l\u2019entr\u00e9e, un couple d\u2019am\u00e9ricains lit religieusement un panonceau touristique. Une dame appara\u00eet, telle Quasimodo, elle s\u2019est fondue hors des murs. Elle traverse l\u2019\u00e9glise par le c\u00f4t\u00e9 et s\u2019approche de nous, le pas claudiquant, la gueule mal aimable. C\u2019est toute la maison de Dieu qui, reposant au-dessus de sa t\u00eate, l\u2019invite envers sa nature \u00e0 nous faire bon accueil. A droite, pr\u00e8s de l\u2019entr\u00e9e, un escalier descend. Un \u00e9criteau\u00a0: \u00ab\u00a0Crypte\u00a0\u00bb. Elle nous montre le portillon en r\u00e9primant un sourire et nous invite \u00e0 descendre. En bas, la pierre est creus\u00e9e en caveaux personnels, recouverte par endroits d\u2019une moisissure acceptable. Les corps sont partis et pour soc dans leur fuite ont laiss\u00e9 dans leurs socles quelques traces.<\/p>\n<p>Une st\u00e8le explique tr\u00e8s s\u00e9rieusement qu\u2019un groupe de marins en l\u2019an 1059, a pri\u00e9 dame Marie \u00e0 l\u2019or\u00e9e d\u2019un naufrage. Lorsque la mer s\u2019est apais\u00e9e et qu\u2019encore vivants ils ont pu d\u00e9barquer, le pied malade, non du roulis mais de s\u2019\u00eatre cru perdus, le pied incertain, frappant fort d\u2019une semelle la roche dure du rivage, la terre, \u00e9tonn\u00e9s de n\u2019\u00eatre encore pas spectres, suspicieux de ne pas se voir traverser la mati\u00e8re, ils ont chut\u00e9 au sol, tous croyants, fi\u00e9vreusement, ou plus tard, dans l\u2019intimit\u00e9 des solitudes, secr\u00e8tement, timides d\u2019\u00eatre trop pieux, et r\u00e9unis d\u00e9cid\u00e8rent d\u2019\u00e9riger une chapelle en merci d\u2019une mer calme.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9glise gisait dessus. On a d\u00fb, pour sa construction, abattre les pierres branlantes de la premi\u00e8re chapelle. Le tailleur, souriant s\u00fbrement avec complaisance, du travail primitif des marins.<\/p>\n<p>Un grain venu du large nous surprend au soleil. Les touristes et les locaux se r\u00e9fugient unanimement sous les arcades des m\u00eames porches. De vieux marins fument un clopiot du bout de leur casquette aupr\u00e8s de visiteurs en bermudas color\u00e9s. Entre eux, comme une maille trop souple, des grappes de coll\u00e9giens inhalent le tout, exalt\u00e9s, bousculant leurs camarades d\u2019une voix juv\u00e9nile et primesauti\u00e8re r\u00e9sonnant sur les murs de ce th\u00e9\u00e2tre improvis\u00e9. Entre deux sauc\u00e9es, on visite l\u2019\u00e9picerie \u00e0 la recherche d\u2019un petit-d\u00e9jeuner\u00a0; un litre de lait et des biscuits au chocolat sans huile de palme. Entre deux clients, le g\u00e9rant file chercher dans l\u2019arri\u00e8re-boutique un lot de parapluies qu\u2019il accroche sur la porte d\u2019entr\u00e9e. L\u2019opportunisme ne durera pas. La ville re\u00e7oit ici sa premi\u00e8re et derni\u00e8re pluie. On h\u00e9site \u00e0 sortir en plein bouillon. Quelle importance puisque nous serons secs en un instant\u00a0? Le soleil est \u00e0 deux pas, c\u2019est une averse sans nuages. On n\u2019y croit pas assez fort. Les murs ici sont trop blancs, les linges trop voyants, les terrasses et les caf\u00e9s. Cette portion d\u2019Italie vit dehors. Il pleut la nuit et personne ne le remarque, ou par inadvertance, sans le dire \u00e0 personne surtout, comme quand on oublie de fermer la vitre de sa voiture et que l\u2019eau flingue tout le syst\u00e8me de la porti\u00e8re. Il pleut, parfois, certainement, puisqu\u2019il le faut, mais personne n\u2019en parle. C\u2019est un secret de Polichinelle.<\/p>\n<p>Sous les porches, tout le monde regarde le bout de sa chaussure, s\u2019\u00e9tonnant presque, ne voyant pas la flaque, de le trouver mouill\u00e9.<\/p>\n<p>Mais aujourd\u2019hui, tout le monde le voit, tout le monde s\u2019en aper\u00e7oit. Il faut bien se rendre \u00e0 l\u2019\u00e9vidence devant toute cette eau qui tombe du ciel. Il y en a trop pour un seul seau jet\u00e9 du dernier des \u00e9tages.<\/p>\n<p>On petit d\u00e9jeune sous un porche personnel. Les g\u00e2teaux sont bons. Le lait n\u2019a rien d\u2019exceptionnel. Face \u00e0 nous la Basilique Maria Santissima della Madia. D\u2019apr\u00e8s le nom, imaginez-donc un peu comme elle est belle\u00a0! Un mariage s\u2019officie \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur. On n\u2019en aurait rien su si, devant la porte, un monsieur en costume bleu nuit ne s\u2019\u00e9tait pas trouv\u00e9 encadr\u00e9 par deux colonnes de ballons laiteux surmont\u00e9es d\u2019un c\u0153ur. L\u2019un des deux se d\u00e9fie d\u2019\u00eatre plus l\u00e9ger que l\u2019air et tombe mis\u00e9rablement sur le c\u00f4t\u00e9. Le tapis rouge, sous la pluie fait des plis. Au bas des marches, il y a une BMW qui ressemble \u00e0 un yacht. D\u2019o\u00f9 on est, on ne peut voir qu\u2019un seul pot d\u2019\u00e9chappement, mais j\u2019estime, docte, que ce serait du g\u00e2chis si l\u2019on ne l\u2019en avait pas au moins dot\u00e9 d\u2019un autre. Elle semble tout juste sortie de l\u2019usine. La carrosserie grise est immacul\u00e9e, de bonne augure pour le mariage.<\/p>\n<p>Faible mais constante, la pluie la picore sous le regard d\u00e9pit\u00e9 du bonhomme \u00e0 la colonne qui porte un peu \u00e0 gauche, mais l\u2019on ne saurait dire avec certitude \u00e0 cette distance. La voiture est \u00e0 lui, c\u2019est certain, ou \u00e0 son patron. Les mari\u00e9s ont d\u00fb la louer. C\u2019est un ami de la famille. Un copain un peu riche. Ils se sont rabattus sur la BM parce que la formule Ferrari\/mariage \u00e9clair par un survol de l\u2019\u00e9glise en h\u00e9licopt\u00e8re et sacrifices humains au Dieu de la mer n\u2019\u00e9tait pas disponible. Tout en d\u00e9jeunant, je m\u2019\u00e9tonne de les savoir \u2013 les mari\u00e9s &#8211; s\u2019appr\u00eater ainsi, venir faire d\u2019un seul jour le point d\u2019orgueil d\u2019une vie, tenter, sans r\u00e9ellement y penser, de chuchoter \u00e0 l\u2019esprit du sort, disposer les \u00e9l\u00e9ments, les offrandes, la m\u00e9t\u00e9o et les oiseaux, comme autant de cartes d\u2019une r\u00e9ussite jou\u00e9e \u00e0 deux, dont l\u2019issue d\u00e9terminerait le pouvoir et l\u2019argent, le bonheur et l\u2019opulence. Il y a dans cette repr\u00e9sentation l\u2019id\u00e9e que l\u2019univers a une m\u00e9moire. Qu\u2019une empreinte suffisamment forte le disposera \u00e0 notre \u00e9l\u00e9vation. Que nous serions, en potentiel, \u00e0 tout moment, aussi puissants que ce que nous sommes parvenus \u00e0 d\u00e9velopper en un instant.<\/p>\n<p>Ce qui ne sera qu\u2019une grosse chignole dans 20 ans n\u2019\u00e9tait pourtant pas promise au feu du Potlatch, et n\u2019avait rien d\u2019une dot. Les petits papillons de tulle blanche accroch\u00e9s derri\u00e8re les oreilles ne s\u2019envol\u00e8rent pas \u00e0 l\u2019approche du monsieur en complet bleu nuit et de son chiffon de chamois beige. La pluie s\u2019\u00e9tait \u00e9loign\u00e9e \u00e0 l\u2019insu des grenouilles de b\u00e9nitiers, lass\u00e9e d\u2019attendre les mari\u00e9s, \u00e9ternels prisonniers des derni\u00e8res paroles de pr\u00eatres scribouillards, trop bavards, pay\u00e9s au mot. L\u2019homme en profitait pour s\u00e9cher la voiture, aussi consciencieux que superstitieux, il \u00e9loignait en de larges mouvements circulaires, l\u2019ond\u00e9e mauvaise de cette si belle union.<\/p>\n<p>Lorsque l\u2019humide r\u00e9sistait au passage, il \u00e9tait temps. Il se reculait alors de quelques pas, et essorait son linge, bras tendus, emmenant prudemment toute cette pluie r\u00e9calcitrante \u00e0 distance de ses souliers vernis, au reflet si charmant, si charmeur dans l\u2019\u00e9l\u00e9gance discr\u00e8te des jantes alu d\u2019une belle auto.<\/p>\n<p>On devinait impatients, la brique de lait presque vide, le splotch splotch des brodequins sur le tapis tremp\u00e9. Festival en partance o\u00f9 n\u2019assistent que les mouettes.<\/p>\n<p>Un rai de lumi\u00e8re tombait du ciel sur la carrosserie, gonflant la bagnole d\u2019une inutilit\u00e9 d\u2019artefact et laissant, en contre-point, le fronton de la basilique dans l\u2019ajour l\u00e9ger de nuages transparents et dilettantes.<\/p>\n<p>Ce n\u2019\u00e9tait pas une voiture dans laquelle on montait. C\u2019\u00e9tait une \u0153uvre, un conglom\u00e9rat savant de finesse m\u00e9tallique et caoutchouteuse. Le supp\u00f4t d\u2019un savoir, fait, parce qu\u2019on sait faire. C\u2019\u00e9tait un ornement, raffin\u00e9 et puissant. Une voiture que l\u2019on met l\u00e0, qu\u2019on am\u00e8ne en lamelles, pour montrer, et dans ce cas, que la bruine m\u00eame lamine.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Je me suis assis dans l\u2019eau pour lire. Dehors, les moustiques s\u2019\u00e9veillent. L\u2019Adriatique est calme. La crique enfonc\u00e9e en apaise les vagues. 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