Du vent dans les pantoufles
Voyager moins cher : Bons plans et astuces de tonton Milou
15 Nov 2017

Voyager moins cher : Bons plans et astuces de tonton Milou

Post by Emile

Voyager moins cher, c’est voyager plus longtemps, plus souvent, mais aussi mieux.

Il n’y a pas grand-chose d’autre à dire en réalité, si ce n’est qu’en voyageant, on acquiert une certaine quantité de bons plan, et de l’expérience quant à leur utilisation. Ce que je considère connu de tous dans la « communauté des voyageurs » (je nierai toute ma vie avoir employé ce terme, mais je n’ai pas mieux sous la main. Rends-moi cet ordinateur Gary maintenant, s’il te plait.) possède encore le goût de la nouveauté pour d’autres. Voici donc, roulement de tambour, les « bons plans et astuces de Tonton Milou », garantis sans top10- putaclic-enfumages inutiles (qui sont l’inconvénient des compilations trouvées sur le web)

Si vous y trouvez des choses qui vous intéressent, n’hésitez pas à partager et à en parler dans le toast que vous porterez au mariage de votre meilleur(e) pote. Peut-être que ça ramènera des lecteurs vers les autres articles qui me semblent mille fois plus intéressants.

Je précise que je ne reçois aucun sponsoring des sites/entreprises cités. Mais si ça les intéresse, j’ai des copies de mon rib en permanence sur moi.

L’article se décompose en grandes catégories :

– Billets d’avion

– Visas

– Assurance

– Argent et cartes bancaires

– Se déplacer

– Se loger et se nourrir

Billets d’avion :

Pour payer moins cher, il faut être flexible. Il n’y a pas vraiment de secrets.

Au départ de la France, une Newsletter de plus en plus célèbre recense les bons plans : « Les voyages pas chers de Léo » : https://lesvoyagespaschersdeleo.fr (Merci Carlos). Le principe est simple, le jeune Léo t’envoie quasiment tous les jours des bons plans à destination du monde entier, et te propose un système Freemium (version partielle gratuite, version complète payante). Les bons plans accessibles en version gratuite concernent des vols pour l’Europe. Les vols pour l’autre bout de la Terre sont réservés aux abonnés premium. L’abonnement mensuel est à environ 3€. En formant un groupe de pote et des transferts de mails automatiques vous pouvez réduire ce coût quasi à néant (attention, comme ça revient un peu à tricher, vous risquez d’aller en enfer pour ça).

 

Pour trouver des billets par soi-même, (et partant d’autres pays que la France), vous pouvez utiliser deux comparateurs absolument excellents, que je trouve personnellement complémentaires :

Skyscanner le bien connu : https://www.skyscanner.fr qui permet de comparer les prix sur plusieurs mois et permet donc de partir quand c’est le plus cher.

Et moins connu, mais d’une puissance assez folle, Google Flights, développé comme on s’en doute par une petite startup éthique :https://www.google.fr/flights/

L’avantage de Google Flights est qu’il permet de comparer les prix sur plusieurs mois mais également de regarder les aéroports à proximité (Skyscanner le permet aussi mais c’est beaucoup moins fluide).

Pour un guide d’utilisation cf : http://deuxallerssimples.fr/google-flights

Sachant que les vols les moins chers sont les mardi et jeudi généralement., et qu’il y a la possibilité de faire des billets multi-destination avec des longues escales de plusieurs mois.

Par exemple, en cherchant (je veux dire, vraiment chercher, des heures et des heures. Mais quand on aime économiser de l’argent on ne compte pas) : J’ai trouvé « un » vol opéré par Latam de 5 étapes :

Belém (Brésil) → Buenos Aires (Argentine) // Buenos Aires → Santiago (Chili) // Santiago → Punta Arenas (Chili) // Punta Arenas → Santiago // Santiago → La Paz (Bolivie).

Les 5 vols s’étalent d’octobre 2017 à mars 2018 et m’ont coûté 775€. Le facteur principal de réduction des coûts étant la flexibilité.

 

 

 

Visas

Nous avons la chance de venir d’un pays possédant de nombreux partenariats avec ses lointains voisins. Ainsi, il est possible de rester jusqu’à 3 mois dans chaque pays d’Amérique du Sud sans devoir prévoir le moindre visa. La prolongation des séjours peut également se négocier contre monnaie sonnante et trébuchante.

L’autre moyen bien connu de rester plus longtemps dans un pays et avoir l’occasion de renflouer ses caisses en travaillant (légalement), est d’obtenir un Visa Vacances Travail (ou PVT – Oui, en acronyme, le premier V se change en P). Le visa dure un an, parfois prolongeable, est payant, et accessible sous condition de ressources (il faut généralement prouver qu’on a plus de 3.000 € sur son compte. Une broutille pour papa et maman.

Les pays concernés et toutes les informations nécessaires sont disponibles sur https://pvtistes.net

 

 

 

Assurance

J’en profite pour enchaîner sur la question de l’assurance.

L’assurance, c’est pas seulement ce qui t’évite de payer tes éventuels rendez-vous chez le médecin quand une piqûre de plante te bouffe le bras, c’est aussi ce qui t’évite de payer 10 ans l’hôpital (potentiellement miteux mais toujours bienvenu) qui t’a sorti d’un accident de bus à l’autre bout du monde. Pvtiste.net est en partenariat avec Globe Partner – ACS et propose donc une réduction de 10 % sur leurs contrats d’assurance. C’est pas grand-chose, mais comme ils sont déjà les moins chers sur le marché, c’est un petit moins qui passe comme un petit plus.

Les différentes formules d’assurances forment une forêt dense dans laquelle il peut être tout aussi fastidieux que chronophage de plonger.

Tourdumondiste offre un super comparatif très complet sur le sujet. https://www.tourdumondiste.com/comparatifs-assurances-voyage

Globalement, le prix des assurances va varier selon les montants remboursés (même si passer d’un plafond de 10 millions à 40 millions n’a pas vraiment de sens selon moi), les pourcentages de remboursement et la couverture de tes effets personnels.

Personnellement, je suis parti en partant du principe que j’allais me faire voler mon sac à un moment ou un autre, donc avec très peu d’effets très personnels ou de valeur. Tout ce qui m’intéresse c’est si l’on me rembourse l’éventuel rendez-vous chez le médecin, les médicaments qu’il me prescrit, et l’éventuel rapatriement en hélicoptère.

Durant mon année en Nouvelle-Zélande, ACS a très bien fait l’affaire et m’ont remboursé mon médecin. Ce sont les moins chers (34€/mois au lieu de 50 environ) et l’on peut se faire passer pour un Pvtiste pour obtenir le rabais de 10 %, on est protégés dans tous les pays quoiqu’il arrive. Je suis donc reparti avec eux.

 

UPDATE:

Il y a aussi http://www.globelink.co.uk l’assurance partenaire de Workaway, qui se situe dans les mêmes prix qu’ACS, mais je ne sais pas ce que ça vaut, et pour ma part, je préfère traiter avec une entreprise française en cas de problèmes.

 

Argent et cartes bancaires

Le problème quand on part à l’étranger est de retirer de l’argent et/ou de payer dans la monnaie locale. Les banques se font une petite marge sur deux fronts :

– Le taux de change est à leur avantage par rapport au taux pratiqué sur le marché des devises (exemple 1€ vaut 1,20$ mais ils ne t’en donnent que 1,15$)

– Les frais divers à chaque retrait ou à chaque paiement par carte (généralement 2 % avec un minimum de X euros).

Ces frais varient selon les banques. Certaines cartes bleues (platine, uranium et krhohmihuhm) que l’on paye très cher peuvent par exemple ne pas inclure de tels frais. En revanche, le taux de change est toujours plus ou moins à votre désavantage.

A cet effet, Revolut est … comment le dire d’une manière à la fois concise et originale … une Révolution ! : https://www.revolut.com/ar/?lang=fr&lang=fr

Ça ne tourne pas sur soi-même (quoiqu’on s’approcherait d’une bonne définition du système financier actuel en disant cela), ça ne coupe pas de tête et n’oblige personne à avoir des orgasmes en pleine Keynote.

Revolut est un compte bancaire en ligne. On y dispose de « portefeuilles » dans les devises de notre choix (toutes ne sont pas disponibles, mais il y en a tout de même 25 entre lesquelles il est possible de jongler). La présentation classique inclut un portefeuille en euros, un en livres, et un en dollars américains. Il est possible d’échanger de l’argent d’une devise à l’autre à tout moment, instantanément, et au taux de change réel, donc en somme de parier sur l’évolution des devises. Pour recharger son compte, il est possible d’effectuer un virement depuis son compte bancaire traditionnel ou d’effectuer un paiement avec sa première carte (type paiement sur internet).

Pour 6€, on obtient une carte bancaire physique, Mastercard, envoyée par la poste en quelques jours, et utilisable partout dans le monde pour effectuer des retraits ou des paiements. Ces opérations sont gratuites et coupent donc l’herbe sous le pied des banques traditionnelles. Il n’y a ni taux de change foireux, ni frais de retrait indus.

Auparavant, on pouvait retirer environ 600€ en liquide chaque mois. Malheureusement, le plafond de retrait mensuel a été rabaissé à 200€/$/£ par mois, ce qui ne fait pas énorme mais peut-être largement géré en maximisant le nombre de paiements par carte, qui eux ne sont limités qu’à partir de 6000€/mois et encourent 0,5 % de frais au-delà. Lorsque cette limite de 200€/mois est dépassée, on retombe dans des frais de 2 %.

 

Toutes les opérations se gèrent à travers une application, il faut donc avoir un smartphone (ce qui est embêtant). Si on nous vole la carte, il est possible de la désactiver directement sur l’application. De même, on peut autoriser les paiements sans contact ou non, les paiements sur internet ou non, choisir son code pin, fixer une limite de dépense, ou lui demander de nous faire des cookies quand on a faim.

Revolut

Liste de ce qui semblait compliqué à faire chez les autres banques

Bref, cette carte est vraiment trop cool.

Une version premium existe avec plein d’avantages divers.

 

Pour un comparatif complet des différentes solutions disponibles, voir le très bon article de Tourdumondiste. http://www.tourdumondiste.com/argent-carte-visa-master-card-tour-du-monde

Attention, Il existe toujours des réseaux de distributeurs retords (type Banking24h express au Brésil) qui te prennent 6€ par retrait. Il suffit d’aller retirer de l’argent dans une vraie banque (type Bradesco, Banco do Brasil, …)

Attention Bis, en Argentine, dû à la situation économique actuelle, 2 réseaux de distributeurs (ATM) gèrent l’argent de tout le pays, de toutes les banques, et prennent environ 5,5€ à chaque retrait (Link et Banelco). Et malheureusement, ils prennent assez peu la carte de crédit dans le coin. On peut toujours demander à chaque fois, ça ne coûte rien.

 

 

 

Se déplacer

 

Busbud (https://www.busbud.com/fr) fonctionne bien pour ça. Ils prennent des mini-frais qui peuvent être évités en allant réserver directement à la gare routière.

 

Pour les déplacements de manière générale, Rome2Rio est un calculateur d’itinéraires très performant : https://www.rome2rio.com/fr

En Argentine certains trains peuvent revenir bien moins cher que le bus. De manière générale, prenez le bus (au Brésil, ils sont d’une meilleure qualité qu’en France par exemple, ce qui n’empêche pas d’avoir des difficultés à y dormir et d’y frôler la pneumonie).

Pour être logé/nourri

On arrive au plus important. Personnellement je m’ennuie un peu dans les hostels/auberges de jeunesse. D’abord parce que j’y retrouve plein de gens comme moi, et que je ne voyage pas (premièrement) pour rencontrer des gens qui me ressemblent. Ensuite parce que je n’ai rien à faire et que j’aime bien m’occuper les mains quelques heures par jour.

Les réseaux permettant de travailler quelques heures par jour en échange de l’hospitalité et de la tambouille, du rata, d’une assiette de soupe, me conviennent ainsi parfaitement.

Il en existent trois principaux, qui diffèrent par le tarif d’inscription, les types d’hotes et l’extension du réseau.

Woofing : Le premier du genre, plutôt axé sur l’agriculture biologique mais en ouverture constante, est un réseau par pays, et assez cher. On prend l’exemple au hasard de wwoofArgentina : http://www.wwoofargentina.com à 38$US l’inscription pour un an.

Je ne l’utilise pas.

HelpX  (https://www.helpx.net): Le second du genre, plutôt axé tout et n’importe quoi, HelpX fonctionne à partir du moment où quelqu’un a besoin de quelque chose et est disposé à accueillir d’autres quelqu’uns pour le faire. Ainsi, le réseau HelpX rassemble des fermes biologiques comme des fermes pas biologiques du tout qui donnent des cochons à manger à leurs tomates.

Il y a aussi des particuliers qui veulent juste désherber leur jardin. Pour un résumé extensif de ma formation de désherbeur, je vous invite à revisiter mon blog de Nouvelle-Zélande (et à être indulgent) : http://kaorakaora.tumblr.com

Ce qu’il y a de bien avec HelpX, c’est que ses gérants sont loin d’être cupides. L’inscription est de 20€ pour deux ans, et donne accès au réseau MONDIAAAL. Le nombre d’hôtes diffère selon les pays (bien entendu), et s’ils sont très nombreux en Nouvelle-Zélande et en France par exemple, ils le sont beaucoup moins en Amérique du sud.

Ce qu’il y a de pas bien avec HelpX, c’est que ses webmasters semblent être morts et enterrés depuis 1976. Ce serait un projet assez fantastique de leur proposer de refaire leur site internet et de donner un coup de polish à leur attractivité.

Je l’ai beaucoup utilisé.

Workaway (https://www.workaway.info): Le troisième et dernier du genre à ma connaissance. Il pique les bonnes idées des deux précédents et propose une interface ergonomique. L’inscription coûte 29€ pour un an et est valable pour le monde entier également. Les hôtes ont des besoins divers, de la garde d’enfants à la charpenterie. On y trouve des écoles de surf, des apiculteurs et des brasseurs de bière. C’est plutôt cool, il faut chercher.

Je l’utilise avec grand plaisir.

Un petit dernier que je n’ai pas utilisé personnellement et qui tente sûrement de hacker le système avec un joli site et une inscription à 25€/an: https://www.hovos.com

Les avantages de ces systèmes sont bien évidemment économiques : Quand on économise le prix du logis et de la nourriture, on voyage quasi gratis, donc plus longtemps. Mais également culturels, vu qu’on vit avec des locaux, et sociaux, on se fait des amis, on rencontre des gens que l’on aurait jamais rencontré autrement, et l’on se rend dans des endroits reculés que l’on aurait jamais visité autrement non plus.

Le bonus est d’apprendre à faire tous les trucs qu’on aurait dû apprendre à faire avec ses parents quand on était gamins et qu’on passait tout notre temps devant l’ordinateur, s’investir dans des projets qui ne sont pas initialement les nôtres mais qui nous tiennent à cœur, et se planter des clous dans le bras

PS : Bien sûr, il y a Couchsurfing aussi (https://www.couchsurfing.com), mais inutile de le présenter tellement c’est célèbre et tellement ça peut être trop cool.

J’oublie certainement des choses mais je ne voulais pas faire un article à rallonge. J’espère que ça vous servira. N’hésitez pas à mettre en commentaire les autres bons plans que vous utilisez, et à partager avec tous vos amis LinkedIn pour montrer que vous avez vraiment vraiment envie de trouver un boulot en ce moment.

Bi-sous

Surprise, c’était pas dans le sommaire.

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